23/04/2019

Près ou prêt ?

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Deux homonymes que l'on confond facilement.

 

Écrit-on "le café est près de bouillir" ou "le café est prêt à bouillir" ?

 

"Près" est un adverbe qui a pour sens "à petite distance, non loin dans l'espace ou dans le temps". Synonyme: proche. Antonyme: loin. Comme adverbe, "près" est invariable: il/elle habite tout près; voir la mort de près.

 

"Prêt" est un adjectif qui signifie que l'on est rendu capable de faire quelque chose grâce à une préparation matérielle ou morale. Synonymes: préparé, décidé, disposé à faire quelque chose. En tant qu'adjectif, "prêt" s'accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte: être prêt(e) à temps. L'adjectif s'utilise aussi pour parler de choses dont la préparation est terminée: tout est prêt pour accueillir les invités; le déjeuner est prêt.

 

"Près de" signifie" "à petite distance de": ma maison est tout près de la tienne (dans l'espace);  il est près de 10h00, être près de la retraite (dans le temps).

 

"Prêt à" signifie "préparé pour": je suis prêt(e) à partir. Il signifie aussi "disposé à, susceptible de": il/elle est prêt(e) à tous les sacrifices pour sa carrière; tenez-vous prêt(e) à agir quand le moment sera venu; être prêt(e) à tout.

 

Ainsi, l'on écrira "le café est près de bouillir" (il ne va pas tarder à bouillir).

 

Si, malgré ces explications, vous hésitez toujours, voici quelques trucs pour vous aider:

- Si le mot peut être remplacé par "sur le point de", il faut écrire "près" qui est suivi de la préposition "de":  avec tout ce travail à faire, je suis près de craquer. Dans certains cas, le mot peut aussi être remplacé par l'adjectif "proche": le jour est près de paraître.

- Si le mot peut être mis au féminin, c'est qu'il s'agit de l'adjectif "prêt" qui est suivi de la préposition "à": je suis prêt(e) à faire le tour du monde; mon courrier est prêt à être expédié.

 

Dans l'exemple qui illustre ma note, la construction "il n'est pas prêt de céder sa collection" est incorrecte puisque l'adjectif "prêt" suivi d'un verbe est toujours accompagné de la préposition "à". Il aurait donc fallu écrire: il n'est pas prêt à céder sa collection.

 

Attention, rien n'étant jamais simple en français, les deux locutions peuvent parfois s'employer l'une à la place de l'autre. Mais cela dépend du sens que l'on veut donner à la phrase, et naturellement il ne faut pas mélanger les constructions:

-Il/elle n'est pas près de recommencer: il/elle ne va pas recommencer de sitôt; il/elle est loin d'être sur le point de recommencer.

-Il/elle n'est pas prêt(e) à recommencer: il/elle n'est pas disposé(e) à recommencer.

 

Autre exemple de phrase ou l'on peut utiliser soit l'adverbe, soit l'adjectif: nous ne sommes pas près de nous laisser faire; nous ne sommes pas prêts à nous laisser faire.

 

Enfin, pour reprendre l'exemple qui illustre ma note, on peut écrire aussi bien "il n'est pas prêt à céder sa collection" que "il n'est pas près de céder sa collection".

 

Dans la deuxième partie de "L'Éducation sentimentale" (1869), lors d'une scène entre le héros Frédéric Moreau et son ami d'enfance Deslauriers, Gustave Flaubert écrit: "Ils étaient debout et se regardaient, attendris l'un à l'autre, et près de s'embrasser". Flaubert avait écrit d'abord "prêts à s'embrasser", avant de se rendre compte que sa phrase ne signifiait pas "préparés à s'embrasser", mais "près de", c'est-à-dire "sur le point de s'embrasser".¹

 

Enfin, voici un dernier truc pour ne plus confondre "près de" et "prêt à". Lorsqu'on parle de choses, c'est "près de" qui l'emporte: le café est près de bouillir, la cérémonie est près de commencer. Le café ne peut pas être "prêt à bouillir" et la cérémonie ne peut pas être "prête à commencer" car cela suggérerait qu'ils se sont préparés pour le faire ou qu'ils ont décidé de le faire, ce qui est impossible puisque ce sont des choses. Pareil pour notre jour qui n'est pas en mesure d'être "prêt à paraître". La construction "prêt à" existe pour parler de choses, mais le verbe est toujours à la forme passive: café prêt à être servi (quelqu'un l'a préparé pour être servi).

 

¹Gustave Flaubert, L'Éducation sentimentale, notice et notes de S.de Sacy, Éditions Gallimard, 1965.

11:18 Publié dans Culture, Grammaire, Gustave Flaubert, Homonymes | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | |

27/08/2018

Du moustique à la mouche

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Deux insectes qui peuvent gâcher vos vacances d'été.

 

Le moustique est un "insecte dont la femelle pique l'homme et les animaux pour se nourrir de leur sang". Le sang prélevé fournit à la femelle les protéines nécessaires au développement de ses œufs. On a tous en mémoire des nuits d'été agitées avec des moustiques qui bourdonnent sans relâche dans nos oreilles. On dit aussi que les moustiques "vibrent". Les moustiques sont particulièrement virulents à la nuit tombée près des cours d'eau, mais ils craignent le vent. Lorsqu'ils s'en prennent à nous, on dit qu'on est "dévoré" ou "mangé" par les moustiques. Dans son "Dictionnaire des idées reçues", Gustave Flaubert écrit: "Moustique: plus dangereux que n'importe quelle bête féroce." Le moustique est vecteur de maladies comme le paludisme, ou malaria, et la dengue. Pour s'en protéger, on utilise une "moustiquaire" ou un "répulsif anti-moustiques". Si vous préférez un produit naturel comme une huile essentielle, l'odeur de la citronnelle a la réputation de faire fuir ces désagréables insectes.

Le mot "moustique" nous vient de l'espagnol mosquito, diminutif de mosca, "mouche", mot lui-même issu du latin musca. En anglais aussi, "moustique" se dit mosquito.

Dans le langage familier, le terme "moustique" qualifie une "personne de petite taille qui est toujours en mouvement", surtout en parlant d'un enfant.

Le moustique se rencontre dans un lieu: Moustique est une île privée appartenant à l'archipel des Grenadines, au sud des Antilles, dans la mer des Caraïbes. L'île compte environ 650 résidents permanents, et vit du tourisme. Cette île est la paradis des milliardaires. Elle est appelée "Moustique" car elle est toute petite.

Au Québec, les "moustiques" portent le nom de "maringouins". Un autre insecte antipathique qui sévit dans tout le Canada est la "mouche noire". Il en existe 161 espèces. Comme les moustiques, les mouches noires femelles ont besoin de notre sang ou de celui des animaux pour pondre leurs œufs. Le chanteur folk canadien Wade Hemsworth a composé en 1949 une chanson intitulée "The Blackfly" après avoir travaillé dans les forêts de l'Ontario, au nord du Canada. Cette chanson pleine d'humour relate la difficile cohabitation entre les "maudites" mouches noires et les travailleurs d'un barrage hydroélectrique.

 

Chez nous, les mouches ne piquent pas. Mais elles ne sont pas pour autant les meilleures amies de l'homme. La mouche est un insecte qui comprend de nombreuses espèces. La plus commune est la "mouche domestique", du latin musca domestica, appelée ainsi car elle entre dans les appartements et les maisons lorsque les fenêtres sont ouvertes en été.

Autrefois, on appelait "mouche" tout insecte volant: cela comprenait l'abeille, la guêpe, le moustique et le taon. C'est à partir du XVIème siècle que l'on commence à faire la différence, mais en continuant à accoler le mot "mouche": mouche abeille, etc. Montaigne est le premier à offrir cette précision en inventant, dans ses "Essais", la formule "mouche guêpe": "La mouche guêpe pique et offense autrui, mais plus soi-même; car elle y perd son aiguillon, et sa force pour jamais."

Aujourd'hui, le terme "moucheron" désigne non pas un bébé mouche, comme on pourrait le croire, mais toute espèce de petits insectes volants qui ressemblent à la mouche ou au moustique: un essaim de moucherons. En Belgique, on emploie le mot "mouchette": des chiures de mouchettes. Et en Suisse romande, c'est le mot "mouchillon" qui est utilisé. Au sens figuré, et dans le langage familier, un "moucheron" est un "très petit garçon".

La "tipule", aussi appelée "cousin", est un insecte qui ressemble à un moustique à très longues pattes, mais il appartient à la famille des mouches, et il est inoffensif pour l'homme parce qu'il ne pique pas. Mais dans le langage courant, outre le sens de "parent", on comprend le mot "cousin" comme signifiant "moustique": https://olivierschopferracontelesmots.blog.24heures.ch/ar....

Au XVIIème siècle, les femmes de la haute société collaient un petit morceau de taffetas de couleur noire sur leur visage pour faire croire qu'elles avaient un grain de beauté. Cette "mouche" faisait ressortir la pâleur de leur teint, considéré à l'époque comme le summum du raffinement et de l'élégance car c'étaient les paysans qui travaillaient aux champs qui avaient le teint hâlé. Aujourd'hui, c'est la petite touffe de barbe que les hommes se laissent pousser sous la lèvre inférieure qui s'appelle une "mouche".

 

On retrouve la mouche dans de nombreuses expressions et un proverbe:

-Écrire en pattes de mouche: de manière maladroite et/ou avec des ratures.

-Tomber comme des mouches: se dit lorsqu'un très grand nombre de personnes meurt en même temps (en cas de guerre, de catastrophe naturelle ou d'épidémie).

-On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre (proverbe): on résout mieux une affaire compliquée par la douceur que par la dureté ou la rigueur.

-On entendrait voler une mouche: le silence est total.

-Regarder voler les mouches: être distrait, rêvasser. Expression synonyme: bayer aux corneilles (https://olivierschopferracontelesmots.blog.24heures.ch/ar...).

-Il/Elle ne ferait pas de mal à une mouche: se dit d'une personne incapable d'une action méchante.

-Être/Faire la mouche du coche: désigne une personne arrogante qui cherche à s'imposer par tous les moyens (en référence à une fable de Jean de La Fontaine: "Le coche et la mouche").

-Prendre la mouche: se vexer, se fâcher sans raison apparente. À l'origine, c'est la vache qui, littéralement, "prend la mouche". L'expression fait référence au "taon des bœufs", une variété de mouche qui se caractérise par sa grosseur et son dard très aigu dont la piqûre est extrêmement douloureuse. Lorsqu'une vache se fait piquer par un taon, cela provoque chez elle une vive agitation qui fait penser à un subit accès de colère. D'où l'expression "prendre la mouche" pour décrire quelqu'un qui s'énerve sans que l'on sache pourquoi. On dit aussi: "Quelle mouche le/la pique ?", toujours en référence au taon qui pique et qui agace. 

-Un(e) gobe-mouche: personne stupide qui croit tout ce qu'on lui raconte (terme aujourd'hui désuet). Dans la nature, un "gobe-mouche" est un oiseau insectivore de la famille des passereaux.

 

Il existe deux autres expressions dans lesquelles le mot "mouche" ne signifie pas directement l'insecte, même s'il y a un lien:

-Une fine mouche: personne habile et intelligente. Cette expression date de la deuxième moitié du XVème siècle. À l'époque, une "mouche" qualifiait un espion qui travaillait pour le compte d'une personne puissante. Cela vient du caractère agile, insaisissable et persévérant des mouches qui ne se fatiguent jamais de tourner autour de nous. Ces espions devaient agir tout en discrétion pour ne pas se faire remarquer, et glaner ainsi un maximum d'informations: d'où l'adjectif "fine", car la discrétion n'est pas le propre d'une mouche ordinaire qui, même si on la repère et qu'on la chasse, continue inlassablement à revenir nous harceler. Aujourd'hui, nous utilisons le mot "mouchard" pour parler d'un espion ou d'un indicateur de police.

-Faire mouche: parvenir au but que l'on s'était fixé. Une expression tirée du vocabulaire du tir, où la "mouche" désigne le petit cercle noir qui se trouve au centre de la cible, et qui, de loin, ressemble à l'insecte.

 

La mouche se retrouve dans une pièce de théâtre, des livres et des films: "Les mouches", drame en trois actes de Jean-Paul Sartre (1943); "Sa Majesté des mouches", roman de William Golding, dont le titre original est "Lord of the Flies" (1954); "La mouche", de George Langelaan, texte tiré des "Nouvelles de l'Anti-Monde" (1962), et adapté au cinéma par Kurt Neumann en 1958, et par David Cronenberg en 1986 ("The Fly").

 

En escrime, la "mouche" est le bouton placé à la pointe du fleuret pour le rendre inoffensif.

En boxe, la catégorie "poids mouche" désigne les boxeurs dont le poids est le plus léger.

Enfin, un "bateau-mouche" est un type d'embarcation que l'on voit notamment sur la Seine à Paris, et qui sert à transporter les touristes:

 

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08/03/2018

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On hésite souvent entre écrire "fond" ou "fonds". Ces deux mots ont pourtant deux significations bien différentes.

 

On utilise le mot "fond" ("fonds" au pluriel) pour qualifier la partie la plus basse d'une chose ou d'un endroit creux ou profond: le fond d'un puits, d'un tonneau, d'une valise; le fond de la mer, d'un fleuve, d'une vallée.

Au sens figuré, "fond" désigne le degré le plus bas d'une situation: le fond de la misère, du désespoir.

L'expression "toucher le fond" signifie "atteindre le point le plus bas", que ce soit physiquement, moralement ou dans ses affaires: après son licenciement, il/elle a touché le fond.

 

"Fond" qualifie aussi la partie la moins immédiate de quelque chose, celle qui n'est pas apparente, notamment la partie la plus éloignée ou la plus reculée d'un endroit, d'une chose ou d'un organe: le fond d'un court de tennis, la chambre du fond; le fond d'une grotte, d'une forêt; le fond d'une armoire, d'un tiroir; examen du fond de la gorge, du fond de l'œil.

Dans le langage familier, l'expression "racler les fonds de tiroir" signifie qu'on cherche tous les moyens possibles d'avoir de l'argent dans une situation de pauvreté financière.

Au sens figuré, "fond" désigne ce qui est caché, et qui se révèle être la partie la plus importante, la plus intime et véritable d'une chose: le fond de son cœur, de sa pensée; le fond du problème, de la question; aller au fond des choses. Dans le registre littéraire, le mot "tréfonds" (avec un S au singulier comme au pluriel) décrit "ce qu'il y a de plus profond, de plus secret": au tréfonds de son âme, de son être; les tréfonds de la mémoire.

La locution adverbiale "au fond",  qui se dit "dans le fond" dans le langage familier, signifie "à considérer le fond des choses, et non l'apparence ou la surface": on l'a critiqué(e), mais au fond il/elle avait raison. Expression synonyme: en réalité.

Autre locution: à fond, c'est-à-dire "en allant jusqu'au fond, jusqu'à la limite du possible". Étudier un problème à fond, connaître son sujet à fond; se donner, respirer à fond; faire le ménage à fond (expression synonyme: de fond en comble).

L'expression "à fond de train" signifie "très vite, à toute allure". Expressions synonymes: à fond la caisse (le mot "caisse" est ici à comprendre comme l'équivalent argotique du mot "voiture"), à fond les manettes (comprenez: à fond le levier de vitesse), à fond la gomme (de même que "mettre la gomme", "accélérer", l'image évoque des traces de gomme, de pneu, laissées sur la route lorsqu'on conduit très rapidement).

 

Le mot "fond" sert également à décrire ce que l'on voit derrière quelque chose, et/ou qui lui sert de support: un chemiser à pois blancs sur fond bleu; la Deuxième guerre mondiale sert de toile de fond à cette histoire d'amour.

Le "fond de teint" est une "crème colorée destinée à donner au visage un teint uniforme".

 

Enfin, le mot "fond" désigne un "élément fondamental qui se manifeste en certaines circonstances, et qui détermine la nature de quelque chose": il y a un fond de vérité dans ce que vous dites; avoir un fond de bons sens; le fond par opposition à la forme (dans une œuvre).

La locution adjective "de fond" signifie "essentiel, fondamental": article de fond (article dans un journal qui fait le point sur un sujet important); débat de fond, travail de fond.

 

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Le mot "fonds" (qui s'écrit avec un S aussi bien au singulier qu'au pluriel) est employé lorsqu'on parle d'un "capital" (capital financier, bien immobilier, investissement financier): cette jeune entreprise a fait appel à un fonds d'investissement; une fois en possession de son héritage, il/elle a dilapidé son fonds; fonds de commerce, détournement de fonds, convoyeur de fonds. À propos des "fonds secrets", voici la définition qu'en donne Gustave Flaubert dans son "Dictionnaire des idées reçues": "Sommes incalculables avec lesquelles les ministres achètent les consciences. S'indigner contre."

L'expression "être en fonds" signifie "disposer d'argent en suffisance": il/elle n'était pas en fonds, il/elle lui manquait une partie de la somme.

Mais il peut aussi s'agir d'un capital qui n'a rien à voir avec l'argent: le fonds documentaire/le fonds ancien d'une bibliothèque (ici le capital prend la forme de livres et d'autres supports susceptibles d'être exploités).

En psychologie, le "fonds mental" qualifie l'"ensemble des disponibilités psychiques d'une personne".

 

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Le mot "fond" vient du latin fundus qui signifie à la fois "fond d'un récipient", "partie essentielle" et "bien foncier". En français,  une distinction orthographique a été faite pour qu'à ces deux sens différents, celui de "fond" et de "bien foncier", correspondent deux graphies. On a donc ajouté un -s à "fond" au XVIIème siècle pour désigner un capital qui rapporte un profit (Le Petit Robert).

Les deux mots peuvent bien sûr se retrouver dans la même phrase: comme il/elle avait dilapidé son fonds, il/elle a dû racler les fonds de tiroir.

 

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Il existe un autre mot à ne pas confondre avec "fond" et "fonds": c'est le mot "fonts", toujours utilisé au pluriel dans un contexte bien précis. Les "fonts baptismaux" désignent un "bassin placé sur un socle, et destiné à l'eau du baptême". À noter que Gustave Flaubert prend la liberté d'utiliser le mot au singulier dans son roman inachevé paru en 1881 à titre posthume "Bouvard et Pécuchet": "Le lendemain, dès l'aube, ils se rendirent au cimetière. Bouvard, avec sa canne, tâta à la place indiquée. Un corps dur sonna. Ils arrachèrent quelques orties, et découvrirent une cuvette en grès, un font baptismal où des plantes poussaient. On n'a pas coutume, cependant, d'enfouir les fonts baptismaux hors des églises."

 

12:04 Publié dans Culture, Gustave Flaubert, Homonymes, Latin | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook | |