10/05/2017

Nouvelle(s)

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Dans un billet précédent, nous avons vu l'adjectif "nouveau" qui se transforme en "nouvel(le)" lorsqu'il est placé devant une voyelle ou un h muet: http://olivierschopferracontelesmots.blog.24heures.ch/arc.... Place aujourd'hui au substantif féminin "nouvelle" qui, comme le mot "ruine" que nous avons analysé récemment, n'a pas la même signification au singulier ou au pluriel.

Le mot "nouvelle" est le féminin de l'adjectif "nouveau" pris substantivement, "nouveau" venant du latin novellus, diminutif de novus, "neuf,  jeune" et "nouveau".

 

Au singulier, une "nouvelle" est la "première annonce que l'on donne ou que l'on reçoit d'un événement arrivé depuis peu", et, par extension, "cet événement porté pour la première fois à la connaissance de la personne intéressée ou du public": la nouvelle d'un mariage, d'un divorce; connaissez-vous/avez-vous appris la nouvelle ?; annoncer, apporter, répandre une nouvelle; une bonne, une mauvaise nouvelle.

Lorsqu'une nouvelle est sensationnelle, on dit qu'elle fait "l'effet d'une bombe".

Dans le langage populaire courant, on appelle "scoop" une nouvelle inattendue et généralement importante, en particulier dans le milieu des médias. Mots synonymes: exclusivité ("exclu" dans le jargon journalistique), primeur (donner, réserver à quelqu'un la primeur d'une nouvelle). Dans le même registre, une expression apparue avec Internet et les réseaux sociaux: faire le buzz (faire parler de soi).

Le mot "scoop" est emprunté à l'anglo-américain scoop, substantif du verbe to scoop, "écoper, ramasser", d'où "ramasser plus que d'autres ou avant les autres, s'approprier aux dépens des autres, dominer, vaincre", et, dans l'argot des journalistes américains, "couper l'herbe sous les pieds à, devancer" (CNRTL). L'origine du mot anglais scoop est incertaine. Il pourrait provenir du français "écope", mot datant du XIVème siècle et désignant une pelle à vider de l'eau.¹ Selon le "Douglas Harper Online Etymology Dictionary", scoop aurait une origine germanique: skuppon, qui a donné scheppen en bas allemand (scheppen que l'on retrouve en néerlandais, "pelleter"), puis schöpfen, "puiser". Quant au mot "buzz", il s'agit là aussi d'un anglicisme: en anglais, buzz signifie "bourdonnement, brouhaha".

Une nouvelle qui n'est pas confirmée peut être qualifiée de "bruit", d'"écho" ou de "rumeur".

Une fausse nouvelle est un "bobard" ou un "canard". "Bobard" appartient au registre populaire. Ce mot vient probablement du radical onomatopéique "bob-" exprimant le mouvement des lèvres, et est à rattacher à l'ancien français bober, "tromper" (CNRTL et Dictionnaire de l'Académie française). Un "bobard" désigne en effet un "propos fantaisiste et mensonger", ainsi qu'une "fausse nouvelle destinée à tromper". Le mot "canard", lui, est utilisé au sens figuré en référence au caquètement bruyant de cet oiseau aquatique qui rappelle les bavardages humains: les canards, comme les gens, cancanent. Un "canard" est d'ailleurs aussi, dans le langage populaire, un "journal médiocre dont les informations ne peuvent pas être prises au sérieux". Synonyme: feuille de chou (http://olivierschopferracontelesmots.blog.24heures.ch/arc...).

Le mot "nouvelle" figure dans la locution "ce n'est pas une nouvelle": c'est une chose que je savais déjà. Et on dit "première nouvelle !" lorsque quelqu'un nous annonce une chose que l'on ignorait et qui nous surprend.

 

Au pluriel, les "nouvelles" désignent les "informations sur les événements du monde que l'on apprend par la presse, les médias": écouter les nouvelles à la radio; regarder les nouvelles à la télévision; les nouvelles du jour; les dernières nouvelles (celles de dernière heure); aller aux nouvelles (aller aux informations).

 

Les "nouvelles" peuvent aussi qualifier les "renseignements sur l'état de santé ou la situation d'une personne que l'on connaît, mais que l'on n'a pas vue ou dont on n'a pas entendu parler depuis un certain temps": je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis longtemps; aux dernières nouvelles, il/elle allait mieux (à ne pas confondre avec les "dernières nouvelles" des événements du monde que l'on vient de voir plus haut).

Quelqu'un qui ne donne plus de ses nouvelles est quelqu'un qui "ne donne plus signe de vie". Et l'on dira: je n'ai aucune nouvelle de lui/d'elle. Dans ce cas, l'emploi du pronom "aucun" requiert le singulier.

Ces nouvelles-là figurent dans une locution proverbiale et deux expressions:

- Pas de nouvelles, bonnes nouvelles: quand on ne reçoit pas de nouvelles de quelqu'un ou de quelque chose, on peut supposer qu'elles sont bonnes.

- Vous aurez/entendrez de mes nouvelles ! On dit cela sur le ton de la menace pour indiquer que l'on ne manquera pas de réagir à un affront ou à une injustice: soyez tranquille, vous aurez bientôt de mes nouvelles !

- Vous m'en direz des nouvelles: vous m'en direz sûrement du bien, vous n'allez pas tarder à m'en faire compliment. Je vais te faire goûter ma nouvelle recette, tu m'en diras des nouvelles.

 

Revenons au mot "nouvelle" au singulier, qui possède un deuxième sens emprunté à l'italien novella, "récit imaginaire", mot que l'on trouve dans le Décaméron de Boccace au XIVème siècle, œuvre constituée de cento novelle, "cent nouvelles" réparties sur dix journées (CNRTL). Novella, proprement "fait nouveau, information sur un fait nouveau", du latin novellus que nous avons vu plus haut. Une "nouvelle" est un "récit bref qui présente une intrigue simple où n'interviennent que peu de personnages": recueil de nouvelles. Les nouvelles de Maupassant, entre autres, sont célèbres dans la littérature française. Un auteur de nouvelles est appelé "nouvelliste". Autrefois le terme "nouvelliste", dans le sens de "personne qui s'attache à recueillir et à répandre des nouvelles du monde", qualifiait un "journaliste", mais ce terme est aujourd'hui désuet. On le retrouve toutefois dans le titre d'un journal valaisan: Le Nouvelliste.

Attention aux faux amis en anglais, où le mot novel désigne le roman. Une "nouvelle" est une short story. Il existe en outre en anglais un terme, directement calqué sur l'italien, qui n'a pas d'équivalent en français: novella, récit plus long qu'une nouvelle, mais ne contenant pas suffisamment de pages pour être considéré comme un roman.

 

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¹Pierre Merle, Nouveau dictionnaire de la langue verte, Éditions Denoël, 2007.

 

11:43 Publié dans Allemand, Anglais, Culture, Grammaire, Italien, Latin, Néerlandais, Suisse romande | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | |

11/03/2017

Intrigue

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Le mot "intrigue" nous vient de l'italien intrigo, déverbal de intrigare, "intriguer", verbe lui-même issu du latin intricare, "embrouiller, empêtrer, embarrasser" (Petit Robert et Dictionnaire Gaffiot latin-français, 1934).

 

Autrefois, une "intrigue" qualifiait une situation compliquée et/ou embarrassante: nous voilà sortis d'intrigue. Aujourd'hui, on dit: nous voilà sortis d'affaire.

Autrefois, le mot renvoyait aussi à une liaison amoureuse, le plus souvent clandestine et passagère. Une "aventure galante", comme on disait à l'époque.

 

Aujourd'hui, dans le langage courant, une "intrigue" se comprend comme un "ensemble de combinaisons secrètes et compliquées dont le but est de faire réussir ou échouer une affaire, ou de nuire à quelqu'un": conduire, mener, nouer, ourdir, tramer une intrigue; déjouer, démêler, dénouer une intrigue. Mots synonymes: machination, manigance, et, dans le langage familier, "combine, magouille". "Intrigue - mène à tout", a écrit Gustave Flaubert dans son "Dictionnaire des idées reçues".

 

Le deuxième sens du mot "intrigue" est la "succession des événements et des faits qui forment la trame d'une pièce de théâtre, d'un film ou d'un roman": cette intrigue n'est pas très vraisemblable. Synonymes: action, déroulement, histoire. "L'unité d'action consiste, dans la comédie, en l'unité d'intrigue", disait Pierre Corneille.

Pour le roman, les théoriciens du contenu narratif tels que Gérard Genette parlent de "récit".

Le terme "scénario" est spécifique aux films de cinéma ou de télévision, au théâtre et à la bande dessinée. "Scénario" venant de l'italien scenario, "décor", lui-même dérivé de scena, "scène", on emploie parfois la graphie "scenario" et le pluriel italien des "scenarii" (au lieu de "scénarios"). Dans le langage familier, on utilise le terme "scénar(s)".

Quant au mot "canevas", il désigne la "donnée première d'une œuvre littéraire ou d'un exposé": le canevas d'un discours, d'un intervention. Synonymes: plan, schéma, ébauche, esquisse. On peut aussi utiliser les formules "premier jet" et "première mouture". Au sens premier, "canevas" désigne une "grosse toile à tissage peu serré qui sert de fond aux ouvrages de tapisserie à l'aiguille": broderie sur canevas. "Canevas" est issu du croisement entre l'ancien français chanevas, chenevas, "grosse toile, chanvre", et l'ancien picard canevach (CNRTL).

 

Le verbe "intriguer" aussi possède deux significations. 

La première, calquée sur le premier sens du mot "intrigue" que nous avons vu plus haut, est celle de "se livrer à des machinations": obtenir une promotion en intriguant. Dans ce sens-là, "intriguer" est intransitif, c'est-à-dire qu'il ne peut pas avoir d'objet direct. Verbes synonymes: manœuvrer, manigancer, et, dans le langage familier, "magouiller". Un(e) intrigant(e) est quelqu'un qui recourt à des manigances pour arriver à ses fins. "Intrigant" peut aussi être adjectif: cette personne est intrigante et sans scrupules.

Le deuxième sens du verbe "intriguer", c'est "donner à penser, exciter vivement la curiosité": ses sous-entendus m'intriguent; sa conduite bizarre nous intrigue tous; le comportement de cet employé intrigue ses collègues. Ici, on le voit, "intriguer" peut être employé transitivement. Le participe passé du verbe est aussi adjectif: air, regard intrigué. L'adjectif "intrigant", quant à lui, signifie "curieux, étonnant, mystérieux, déroutant". Le Petit Robert précise que cet usage est québécois, mais cet adjectif fait partie du langage courant en Suisse romande aussi.

 

Attention à ne pas confondre les différents sens du mot "intrigant". Certaines tournures de phrases peuvent en effet prêter à confusion: cet homme est intrigant (est-ce un comploteur ou se comporte-t-il de façon saugrenue ?)

Attention également à ne pas confondre "intrigant" et "intriguant". "Intriguant" est le participe présent du verbe "intriguer", comme nous l'avons vu plus haut: obtenir une promotion en intriguant. Les deux peuvent bien sûr figurer dans la même phrase: on les a vus hier soir, intriguant près du lieu du crime; cela est très intrigant.

 

Il existe une expression qui, comme le deuxième sens du verbe "intriguer", signifie aussi "piquer la curiosité, éveiller des doutes, des inquiétudes, des soupçons": avoir/mettre la puce à l'oreille. "Cette façon de parler est très ancienne. Les puces ont grouillé autrefois à la ville comme à la campagne, dans la bonne comme dans la mauvaise société. C'est probablement sous l'influence de la vieille idée que l'on est mystérieusement averti, lorsque quelqu'un parle de vous, par des démangeaisons ou des sifflements de l'oreille que l'expression a évolué, par sens croisés, vers sa signification moderne d'inquiétude ou de mise en alerte. Mais c'est dans son sens érotique que l'expression a connu le succès le plus net. Pendant des siècles avoir la puce à l'oreille voulait dire « avoir des démangeaisons amoureuses ». C'est l'agacement du désir amoureux que désigne cette façon de parler. Pourtant, bien qu'issue de l'« inquiétude » provoquée par le désir, cette puce curieusement mal placée n'en constitue pas moins un euphémisme galant pour désigner des « piqûres », et —  qui sait ? — offre peut-être un exemple de rare locution prise au langage féminin... Ce n'est pas d'hier en effet que l'on compare l'oreille à une coquille, et réciproquement un coquillage à une oreille. Et ce n'est pas non plus d'hier que la coquille désigne le sexe de la femme — sexe qui justement signale son désir par des démangeaisons plus ou moins tenaces."¹

"La Puce à l'oreille" est aussi le titre d'un vaudeville de George Feydeau joué pour la première fois en 1907, qui repose sur une série de quiproquos et de malentendus entre les personnages, avec le thème de l'adultère en toile de fond.

 

Enfin, on ne confondra pas non plus "intriguer" et "intriquer", verbe lui aussi issu du latin intricare. "Intriquer", c'est "emmêler des choses; entremêler": intriquer des fils, des motifs. Le verbe existe aussi à l'emploi pronominal dans le sens de "se mêler étroitement; se confondre, s'enchevêtrer": plusieurs causes peuvent s'intriquer. Verbe synonyme: s'imbriquer.

 

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¹Claude Duneton, La puce à l'oreille, anthologie des expressions populaires avec leur origine, Éditions Stock, 1978.

18/02/2017

Ruine(s)

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On voit souvent le mot "ruine" écrit au pluriel alors qu'il devrait être au singulier. Éclairage.

 

Le mot "ruine" vient du latin ruina, "chute, écroulement, éboulement; ce qui reste après l'écroulement, décombres" (Dictionnaire latin-français Gaffiot, 1934).

 

Le mot n'a pas la même signification selon qu'il figure au pluriel ou au singulier dans une phrase.

 

Au pluriel, des "ruines" sont les "restes d'un ou de plusieurs édifices dégradés par l'âge ou partiellement détruits": les ruines d'une ville après la guerre; un champ de ruines; le Forum romain regroupe de nombreuses ruines datant de l'Antiquité. Comme le dit Gustave Flaubert dans son "Dictionnaire des idées reçues": "ruines - font rêver et donne de la poésie à un paysage." Substantif synonyme: vestiges.

Le mot "décombres" signifie également les "restes dispersés d'un édifice détruit". Mais en général, l'emploi du mot "ruines" suppose que les restes soient considérables. Ainsi, on parle des décombres d'un bâtiment, mais des ruines d'un palais ou d'une ville. Pour un immeuble, les deux sont couramment utilisés: les ruines/décombres d'un immeuble incendié. Quant au mot "gravats", il désigne les "débris provenant d'une démolition": tas de gravats.

 

Au singulier, "ruine" prend le sens de "grave dégradation d'un édifice allant jusqu'à l'écroulement partiel ou total". C'est dans ce sens-là que l'on emploie l'expression "tomber en ruine": s'écrouler petit à petit, se détériorer lentement. Cette expression est très souvent orthographiée à tort "tomber en ruines". La façade du château tombe en ruine (verbes synonymes: crouler, s'effondrer). Et il existe l'expression "menacer ruine": risquer de tomber en ruine. Nous avons procédé à la destruction d'un immeuble qui menaçait ruine.

Par exagération, une "ruine" désigne aussi un "bâtiment délabré": passer ses week-ends à retaper une ruine; cette maison est une véritable ruine.

 

Toujours au singulier, le mot "ruine" sert également à décrire une "personne usée physiquement ou psychologiquement": suite à tous ses chagrins, cet homme/cette femme n'est plus qu'une (pauvre) ruine. Synonymes: loque, épave. L'expression "courir à sa ruine" signifie "tomber inexorablement dans une situation extrême" (on peut aussi dire: courir à sa perte). Balzac décrit ainsi un vieil agriculteur dans son roman "Le Médecin de campagne", paru en 1833 (La Comédie humaine, "Scènes de la vie de campagne"): "C'était une sorte de ruine humaine à laquelle ne manquait aucun des caractères qui rendent les ruines si touchantes."

Au sens figuré, et concernant les choses, la "ruine" est une destruction progressive, une perte, la fin de quelque chose: la ruine de sa réputation, de sa santé, de ses espérances; la société précipite sa propre ruine (mots synonymes: chute, décadence, déliquescence, dissolution).

 

Enfin, toujours au singulier, on utilise le mot "ruine" pour désigner la "perte des biens, de la fortune": être au bord de la ruine. Synonymes: banqueroute, débâcle, faillite, naufrage. Le verbe "se ruiner" signifie "causer sa propre ruine, perdre tous ses biens et/ou tout son argent": il/elle s'est ruiné(e) au jeu. Par extension, "se ruiner", c'est "dépenser beaucoup": je me suis ruiné dans ce magasin de vêtements. Et l'adjectif "ruineux" signifie "qui entraîne une dépense excessive; coûteux": ce voyage est ruineux. Autrefois, "ruineux" signifiait "qui tombe en ruine" (une petite maison ruineuse), mais cela n'est plus d'usage aujourd'hui. De même, l'adjectif "ruiné" ne sert plus à parler d'un bâtiment en ruine, mais uniquement de quelqu'un qui a perdu sa fortune: il/elle est complètement ruiné(e).

 

Notons que le verbe "ruiner" au sens de "réduire à l'état de ruines" n'est plus d'usage non plus. On ne dit plus "cette ville a souvent été ruinée par de forts séismes": on dira "de forts séismes ont souvent détruit/dévasté cette ville". "Ruiner" s'emploie dans le sens d'"abîmer fortement, ravager" (la grêle a ruiné les vignes; la tempête a ruiné tous les arbres de son verger), de "causer la perte/la fin de quelque chose" au sens figuré (ruiner les espoirs, les illusions de quelqu'un), et, bien sûr, "faire perdre la fortune, la prospérité à quelqu'un ou quelque chose" (la guerre a ruiné le pays; ruiner un concurrent).

 

Dans le langage des beaux-arts, un(e) "ruiniste" est un peintre qui s'est spécialisé dans la représentation des ruines.

 

En géomorphologie, l'adjectif "ruiniforme" se dit d'une "roche ou d'un relief auxquels l'érosion a donné un aspect de ruine": paysage ruiniforme.

 

Dans le langage de la construction, une "ruinure" est une "entaille faite dans les solives d'un plancher ou sur un poteau pour augmenter la prise de la maçonnerie".

 

Pour finir, en botanique, une "ruine-de-Rome" est l'autre nom de la "cymbalaire" ou "cymbalaire/linaire des murs" ou encore "lierre des murailles", une plante rampante aux guirlandes de petites fleurs mauves qui aime les recoins humides et ombragés des vieux murs:

 

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09:44 Publié dans Culture, Grammaire, Gustave Flaubert, Honoré de Balzac, Latin | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |